Cette page comporte :
- L'historique
de la médiathèque
- Des commentaires d'internautes
- Les détails sur les horaires, le site
officiel de la médiathèque
Le lourd passé de la Médiathèque !
La nouvelle médiathèque devait
ouvrir début mars. Or, une entreprise chargée des travaux avait fait faillite.
D'où nouvel appel d'offres et attente. Les grandes vacances ont permis
d'ouvrir les portes au grand public impatient... Ainsi,
l'inauguration a eu lieu le 13 et 14 juillet 2001 avec diaporama... et feu d'artifice à la
clé ! et ouverture exceptionnelle le week-end du 14-15 !
Mais, saviez-vous que les bâtiments rénovés
accueillaient jadis
un hôpital
puis une prison ?
D'ailleurs Violette Nozière
y fut détenue !
Les élèves de
5e6 du Collège
Kléber de Haguenau ont pu
prendre connaissance des lieux en 2000.
Puis ils ont invité l’architecte
chargé du suivi des travaux, un historien de la ville,
ainsi qu’un ancien surveillant de la maison d’arrêt afin
de les questionner.
Vous
trouverez sur cette page des extraits de leur travail.
Nous les remercions, ainsi que leur professeur de Français et la documentaliste
du Collège de bien avoir voulu mettre à la disposition de Netcomete des
extraits de leurs travaux de synthèse...
En bas de page, vous
trouverez des commentaires d'internautes ainsi que
les horaires et tarifs de la Médiathèque.
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Monsieur Grasser, historien de la ville est venu nous parler le vendredi 28 avril 2000 de l’histoire de l’hôpital militaire et bourgeois |
L’hôpital fut construit entre 1783 et 1788, à l’initiative de l’Intendant d’Alsace. Il était destiné aux militaires de la province ainsi qu’aux bourgeois de Haguenau. Il fut bâti aux frais de la ville, en suivant les plans de Charpentier, directeur des Ponts et Chaussées. Le bâtiment était de style néo-classique, sobre et fonctionnel. A cette époque, Haguenau était une ville frontière et accueillait des passages de troupes vers Fort-Louis ou Landau, ville française à cette époque. Le bâtiment accueillait les soldats malades. C’est en 1788 que l’ordonnance royale qui supprimait les hôpitaux militaires régionaux lui enleva toute raison d’être. Il abrita pourtant des soldats blessés pendant la Révolution et l’Empire. Il servit de caserne entre 1815 et 1818. De 1822 à 1957 les locaux furent donnés au Ministère de la Justice qui en fit une Maison centrale pour femmes. Pendant la seconde guerre mondiale les Allemands lui gardèrent son rôle de prison pour y enfermer des résistants et des prisonniers politiques. A partir de 1957, ce fut une prison mixte jusqu’en 1986, date de sa fermeture à cause de la découverte d'un champignon dans la charpente. Pendant un certain temps il resta désaffecté, puis il fut partiellement démoli. Ensuite l’IUT fut construit dans une partie du bâtiment, et à présent la médiathèque. |
La vie des femmes à l’intérieur de la prison centrale (1822 - 1957)
Quelle que soit leur origine sociale, elles avaient droit au même traitement.
Elles
travaillaient le textile – tissage de draps - dans des ateliers à l’intérieur
de la prison ou en ville
(Clinique St François ou rue de la filature). Pour que
le tissu soit bien régulier, elles passaient une râpe, d’où l’appellation
de la prison “ S’Raschpelhüss ”
Lorsqu’une femme était enceinte, on lui retirait le bébé qui était placé dans une famille.
Les religieuses s’occupaient des détenues dans un souci de réinsertion.
A leur sortie, elles étaient accueillies dans l’ancienne maison de la Persévérance qui serait de nos jours rue Neuve, dans l’Institution Ste Philomène.
Une détenue célèbre, Violette Nozière, y avait “ élu domicile ” du 14 janvier 1935 jusqu’au 14 mai 1940.
La classe de 5e6 a reçu Vendredi 28 Avril 2000, Mr STECHER, qui a été gardien à la prison de Haguenau de 1977 jusqu’à sa fermeture en 1986 |
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Il existe quatre sortes de prisons :
Le bâtiment principal se compose de 3 étages dont le rez-de-chaussée regroupe la buanderie, les cuisines et les locaux de l’entretien. Les 3 étages comportent une chapelle, les cellules des prisonniers, les salles d’activités, la bibliothèque et la cantine. Une annexe était réservée au quartier des psychopathes. Le quartier disciplinaire se trouvait au sous-sol. Il s’agissait d’une cellule sans télévision. Les détenus isolés n’avaient pas droit à la promenade collective. Il y avait également des miradors pour surveiller les prisonniers dans la cour. Les gardiens étaient sensés tirer sur tout prisonnier qui voulait s’échapper.
Il y avait dans toute la prison 120 surveillants. La difficulté de ce métier était de travailler de jour comme de nuit de même que le week-end. 2 surveillants étaient chargés d’1 étage et d’environ 80 prisonniers. Il y avait également 2 directeurs, 2 sous-directeurs, 1 comptable, 2 économes, 1 chef de cuisine, des travailleurs sociaux et des infirmiers. Des intervenants extérieurs complétaient l’équipe : 1 psychiatre, 2 médecins, 1 dentiste, 1 kinésithérapeute et 2 instituteurs.
Jusqu’en 1957, Haguenau était la maison centrale la plus importante de France qui accueillait uniquement des femmes (environ 200). De 1957 à 1986 c’était une prison mixte qui gardait les prisonniers en attente du jugement. Des psychopathes étaient isolés dans un centre spécialisé au sein de la prison. Ils étaient peu nombreux.
Le profil du détenu La moyenne d’âge des prisonniers était de 30 ans. Les détenus se distinguaient par leur histoire ou leur dangerosité, mais les surveillants étaient tenus de les considérer comme une personne normale.
La vie des prisonniers
Chaque cellule était chauffée et équipée d’un lit, d’une table, d’une chaise, d’un lavabo et de toilettes. A partir de 1984, une télévision complète le mobilier. Il y avait trois prisonniers par cellule.
Ils avaient le droit d’opter pour leurs habits personnels ou la tenue pénitentiaire : gris pour les condamnés à une peine pénale. Les détenus lavaient eux-mêmes leurs vêtements.
Les journées étaient toujours les mêmes :
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Merci aux élèves de 5e6 (An 2000) du Collège Kléber, à Mme Dellenbach (documentaliste)- Haguenau
Remarques de
trois de nos lecteurs-internautes
(juin - octobre 2001)+ 1 blog (2007)
1) Mais pour y avoir été 3 fois je n'ai pas une vision aussi idyllique du lieu.
Pour Haguenau Dr M. , ex médecin de la prison et le Dr W., ex Psy, auraient pu témoigner...
TOUS les détenus étaient sous neuroleptiques à des doses que vous ne pouvez pas imaginer... si , si !
Le sous sol, c'était le mitard,
j'y ai mis les pieds une fois, il était digne des geôles de l'inquisition espagnole sous Torquemada, si, si ! ...
R - Juin 2001
2) A noter qu'une partie du film "La
fille de l'air" avec Béatrice Dalle a été tourné dans les locaux
et aux alentours.
(Une jeune mère de famille arrive avec un hélicoptère pour enlever son
mari (gangster) du toit de la prison... Inspiré de l´histoire vraie de
Nadine Vaujour.)
JK - Octobre 2001
3) Veuillez trouver ci-joint une photo de l'ancienne prison (avec la cour où les prisonniers "décarcassaient" d'anciennes voitures) :
DL - Octobre 2001
4) Autre témoignage : prison pour cobayes de laboratoire. A lire sous : http://fondationprincessedecroy.over-blog.org/article-6381923-6.html
Avril 2007
Voir aussi toutes les anciennes photos récoltées en 2009 sous :
http://www.netcomete.com/haguenaualbum15.html
Médiathèque
24 rue André Traband
67500 HAGUENAU
Téléphone : 03 88 90 68 10
e-mail : mediatheque@ville-haguenau.fr
L'ancienne directrice, Anne-Marie BOCK,
est partie pour la Bibliothèque Départementale du Bas-Rhin
Nouvelle directrice - septembre2007 : Florence
LACROIX
(La bibliothèque des Pins
reste ouverte)
Lundi : Fermée
Mardi de 14 h à 20 h
Mercredi de 10 h à 18 h
Jeudi de 14 h à 18 h
Vendredi de 14 h à 18 h
Samedi de 10 h à 17 h
(attention : lors des vacances, les horaires changent)
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