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Camille Clau

         

BIOGRAPHIE

Camille Claus

 

         
         

Un artiste-peintre-graveur, poète et écrivain... alsacien... N'était-ce pas lui qui avait dit "On ne naît pas Alsacien, on le devient" ?


Il est né à Strasbourg le 30 septembre 1920. Son père (Camille Claus comme lui) est originaire de Guebwiller et exerça la profession de boucher. Sa mère (Caroline Lehmann) a d'abord vécu à Soufflenheim dans une famille de potiers. 


C'est en 1943 qu'il épouse Angèle Thomann
Deux enfants
vont naître de cette union, Louise (en 1947) et Philippe (en 1951).

 

 
© Encres Jetées

         
         

Camille fut très marqué par la Seconde Guerre Mondiale. Dans l'un de ses ouvrages, il dit " L'image du désir s'interposant toujours, il me fut tout de suite difficile de peindre l'aspect des choses. Les hommes de 1939 m'avaient arraché à ma réalité pour me plonger dans la leur. Depuis, je tente de recréer la mienne." (extrait d'Essais d'autobiographie). Après un exil en Vendée, il décide de fréquenter les Arts Décos. Les Allemands l'en renvoient en 1942, motif : "Peint de l'art dégénéré" !

En refusant de signer son livret militaire, il se retrouve au Camp de Schirmeck puis à Dresden. C'est dans cette ville qu'il découvre l'art contemporain et surtout un officier allemand protecteur de arts et porté à la résistance...

Mais la guerre n'est pas finie et il se retrouve prisonnier des Russes... à Tambov. Il partage le campement avec d'autres artistes et peut peindre. Cependant là encore il déplaît dans la mesure où ce qu'il représente est une réalité grave et peu avenante.

Après 1945 où il peut retourner librement chez lui, il s'entraîne à la peinture expressionniste, sorte de catharsis de ce vécu qu'il vient de subir.

 

         
         

La découverte de l'art abstrait se fait à travers les tableaux d'Auguste Herbin (1882-1960. Cet artiste qui a débuté par l'impressionnisme, a continué dans le cubisme pour poursuivre dans la stylisation et l'abstraction géométrique.  Dans la lignée de Kandinsky il cherche la signification spirituelle des couleurs et rejoint par là-même les théories de l'écrivain allemand Goethe). Il décide d'aller à Paris et fréquente peintres et écrivains. Cependant il revient en Alsace où il se sent chez lui. Il rejoint l'Ecole des Arts Décos en 1960 en tant qu'enseignant et y restera jusqu'en 1985.

 

 

 


© LM

 

         
         

Son oeuvre d'abord plus abstraite devient figurative mais avec des lignes très épurées. Il croit beaucoup en l'évolution et à la liberté de l'artiste et de ce fait arrive à un art typiquement" clausien". Appréciant tout particulièrement  la pensée orientale, on retrouve cet attrait dans ses oeuvres plus récentes. Les toutes dernières révélant une quête d'harmonie, de spiritualité.

Avec l'aimable autorisation et la précieuse collaboration de Camille Claus - 
netcomete -Septembre 2000

Angèle meurt en 1986.


         
         

Camille était Président d'honneur et membre actif de l'AIDA (artistes indépendants d'Alsace) pendant plus de cinquante années. Son palmarès est éloquent : précisons d'ailleurs qu'il a été promu Chevalier des Arts et Lettres en 1979, qu'il a reçu l'Oberreinischer Kulturpreis de la fondation Goethe (Bâle) en 1980, et obtenu le Grand Bretzel d'Or (récompense suprême de l'Institut des arts et traditions d'Alsace) en 2003. Lors de cette dernière cérémonie, il dit : "La peinture ne m'explique pas le sens de la vie, mais c'est une nécessité vitale pour moi".

Camille Claus prenait aussi  la plume au quotidien..
Adrien Finck du Comité directeur de la Revue alsacienne de littérature  précise à son propos : "On retrouve chez l'écrivain la pureté de la ligne latine, associée à l'émotion germanique". 

Liste des publications dans la rubrique "livres"

Camille Claus s'est remarié avec Ute en décembre 2004. Il est resté  rue Paul Umbricht à Strasbourg-Koenigshoffen. Il a choisi de nous quitter dans la nuit du 2 au 3 juillet 2005. Il a été incinéré dans la plus stricte intimité.

"Des amis disent : tu es heureux dans ton atelier. Heureux ? Ce mot n'a aucun sens. je suis loin du bien et du mal. Je peins. Tout au plus pourrait-on appeler cela : vivre" (extrait du Miroir).

         

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Mise à jour
2014